64 pages

Ce livre de soixante-quatre pages est dédié à la thématique du souvenir, où page après page, pliage après pliage, les photographies se forment dans leur intégralité. Parfois celles-ci apparaissent découpées, par séquence, faisant ainsi référence au mode de structuration de notre mémoire. Un jeu de pointillés invite le lecteur à prendre possession du support en recomposant les photographies, et ainsi par ce geste, l’inciter à se souvenir. J’ai voulu éviter un trop grand format afin que le public se sente intimement lié à l’objet.
Pour ce travail, je me suis entre autres inspirée, de l’ouvrage intitulé « La chambre claire » de Roland Barthes, paru en 1989. Dans ce livre, l’auteur se demande en quoi la photographie peut déclencher le sentiment. Il décide alors, partant des photographies qui ont un attrait pour lui, d’essayer de comprendre la raison de cet attrait. Pourquoi telle photo « l’anime » et telle autre le laisse indifférent ?

Couvertures

J’ai réalisé six couvertures de livres uniquement composées en typographie : deux séries de trois. J’ai choisi de revisiter des couvertures de bouquins édités aux Éditions P.O.L, en particulier des ouvrages de Valère Novarina, un romancier et dramaturge suisse que j’affectionne. J’aime les Éditions P.O.L pour leurs mise en pages qui se veulent minimales, sobres et élégantes à la fois. Cette première série est composée avec la même typographie (la Myriad) mais on a là une volonté de les différencier les unes des autres. En effet, l’une des couvertures a uniquement été dessinée à la main. Concernant « L’animal du temps » ce qui fait sa singularité est qu’on retrouve le résumé sur le dos du livre. Puis pour « Tout le monde se ressemble » j’ai souhaité jouer sur la multiplication et la répétition du titre.
Pour la seconde série de couvertures, l'idée de collection se décline autour d'un jeu de couleurs où nous retrouvons les Éditions P.O.L de la première à la quatrième de couverture. Pour l’ensemble de ce travail, les travaux de Massin et David Carson m’ont beaucoup inspiré, notamment avec leur large utilisation de combinaisons d’éléments typographiques.

Revue

J’ai produit un cahier central de huit pages destiné à une revue dont le sujet est Catherine Zask. Une recherche documentaire iconographique et textuelle ont été nécessaire pour ce travail. Par ailleurs, la première page de mon cahier a été conçue comme une page de rupture par rapport aux pages de la revue qui précèdent.
Pour ce travail un cahier des charges était à respecter, mes choix et gris typograhiques étaient à soigner, ainsi que les coupures de mes textes.

La délicieuse rencontre

Un travail entièrement fait à la main, la typographie et les illustrations ont été découpées au scalpel, dans du papier noir. La mise en page a été totalement faite à la photocopieuse, en découpant et collant chaque lettres une à une, sans aucune intervention de l'ordinateur.
L'histoire raconte une « délicieuse rencontre » entre une petite fille : Lola, adorant le miel, et une abeille en détresse... J'ai réalisé une reliure soufflet afin d'évoquer les alvéoles d'abeilles. La typographie « alvéole », construite à partir d'une même forme hexagonale, illustre parfois l'histoire à elle toute seule.